Et leur parler. Les écouter. Et se partager avec eux, sans savoir ce que l'on est.
Et avancer avec eux sans savoir où l'on va.
Et la voir se démener pour vivre. Pensant qu'elle y arrive.
Sachant qu'elle n'y arrivera pas.
La passion dans ses yeux lorsque je lui crache ma fumée de cigarette dans la face.
Et la parodie du désir humain, s'acharnant chaque jour à mener un combat déjà perdu.
Et dans une vie gâchée, le mot cigarette qui revient toujours, trop comme l'acte.
Et la futilité de nos discussions. De toutes nos journées. Le lycée.
Et se casser les hanches dans un sourire.
Et répéter tout le jour les mêmes gestes.
Et répéter jour et nuit, les mots.
Mais dans le noir,
mais sans s'en soucier,
mais en ignorant qu'on s'égare,
mais en faisant comme si on y arriverait,
mais en se disant qu'il ne nous reste que la foi,
mais en sachant que ce n'est suffisant,
mais en les voyant s'épanouir,
mais sans en pleurer.
Elle s'y tient, là.
Sans plus aucune notion d'amour, de joie, de sentiments ressentis ou pas.
Avec seulement la conscience du désastre,
de la fausse satisfaction à mener une vie aspirant à rien.
La notion que Rien constitue un Tout.
The Heart Is Deceitful Above All Things.